Contexte

  • La Fédération Wallonie Bruxelles s’est fixée des objectifs ambitieux pour son enseignement fondamental et secondaire (décret mission, 1997)
  • Cependant, des problèmes demeurent quant au niveau de son enseignement (résultats moyens et équité[1]), malgré des progrès récents (cf. derniers résultats PISA)
  • Un enseignement de qualité pour tous est en effet décisif pour assurer la prospérité future en Wallonie et à Bruxelles, pour augmenter la cohésion sociale et diminuer le risque de pauvreté, améliorer le bien-être, la santé et l’estime de soi, pour assurer le développement socio-économique, pour renforcer la démocratie et l’engagement citoyen, diminuer la criminalité et les coûts sociétaux de la justice...[2]
  • Par ailleurs, on constate un déficitde connaissance réciproque entre les écoles et les entreprises. Cela se traduit notamment dans les attitudes et les comportements une fois plongé dans la vie active, mais aussi avant cela, par une méconnaissance et une image négative de nombreux métiers (e.a. dans les filières techniques) pourtant en demande. Ces métiers sont des voies d’épanouissement qui conviendraient à de nombreux élèves, aujourd’hui souvent mal orientés, et qui entrent trop tardivement (ou plus du tout s’ils sont en décrochage) en contact avec ces professions suite à des choix négatifs, des relégations successives. Il faut au contraire associer à ces métiers à un parcours fait de choix positifs… d’une information adaptée à chaque âge à une expérimentation permettant une orientation positive…
  • Face à ces enjeux, les Fédérations de pouvoirs organisateurs et les Fédérations d’entreprises ont souhaité jeter des ponts entre leurs mondes respectifs en s’inspirant des meilleures pratiques pour susciter, accélérer et prendre des initiatives de progrès sur le terrain, dans le but ensuite de diffuser et d’amplifier ensuite ces bonnes pratiques au sein même des réseaux.

[1] Les résultats moyens en FWB sont inférieurs aux pays et régions voisins. En moyenne, on constate un an d’écart avec la Flandre pour les élèves âgés de 15ans (PISA, 2009) ; le niveau moyen des élèves dans plus de 50% des écoles en FWB atteint pourtant des niveaux “Bon”, “Très Bon” oumême “Excellent”, attestant du défi déjà relevé par des dizaines de milliers d’enseignants chaque jour!On constate par ailleurs une forte corrélation entre indice socio-économique (ISE) et résultats des élèves, même si l’on constate aussi une grande variabilité des résultats pour une ISE donné. Ainsi beaucoup d’écoles avec un ISE bas parviennent aussi à obtenir de très bons résultats en appliquant les bonnes pratiques.

[2]Analyse Mc Kinsey & Company, «les indicateurs de l’Enseignement2012 (FWB), OCDE»