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Des pistes concrètes pour renforcer la qualité de l’enseignement technique et professionnel

La Fondation pour l’Enseignement livre des recommandations concrètes visant à revaloriser notre enseignement qualifiant, en améliorant les pratiques et en mobilisant tous les acteurs. Il faut tirer le meilleur parti d’une collaboration plus active entre l’école et l’entreprise. La Fondation livre ses cinq recommandations.

Quand ils sortent de l’enseignement qualifiant, trop d’élèves n’ont pas atteint le niveau d’aptitude attendu. Le déficit se situe au niveau des compétences générales (le savoir) et techniques (le savoir-faire), mais également au niveau de l’attitude et du comportement (le savoir-être).

Plusieurs facteurs expliquent ces difficultés, dont des formations souvent trop peu adaptées à la réalité socioéconomique, un système implicite de relégations « en cascade » vers le qualifiant (l’élève s’y retrouve souvent par défaut et non par choix, suite à une série d’échecs) source de démotivation, un déficit d’informations positives sur les métiers, et un manque criant d’interaction avec l’entreprise à plusieurs niveaux. Notre société a pourtant grand besoin de travailleurs bien formés à toute une série de métiers techniques où l’excellence est de mise et dont beaucoup sont en tension. Des métiers qui sont souvent méconnus et dévalorisés, malgré qu’ils offrent des perspectives de carrières passionnantes et rémunératrices, et rendent des services indispensables à notre société.

Olivier Remels, Secrétaire général de la Fondation pour l’Enseignement : « Il faut d’abord développer l’excellence dans toute une série de pratiques, en mobilisant tous les acteurs dans ce sens. Sur cette nouvelle base indispensable, notre enseignement qualifiant devra pouvoir tabler sur une motivation des élèves découlant d’une orientation positive, suivie d’un choix chargé de sens, permettant alors de développer les compétences nécessaires à l’insertion professionnelle ou pour poursuivre une formation. 

« Les recommandations que nous faisons pour atteindre cet objectif ne sont pas un catalogue de bonnes intentions », ajoute Olivier Remels. « Elles ont été rédigées au sein du conseil d’administration de la Fondation, qui rassemble, entre-autres, les représentants de tous les réseaux d’enseignement francophones et de toutes les entreprises bruxelloises et wallonnes. C’est donc un programme concret qui invite tous les acteurs concernés à se mobiliser d’urgence. »

Les cinq recommandations :

1. Renforcer l’excellence dans chaque filière « métier »- Il s’agit de déterminer, pour chaque métier, une formation optimale susceptible d’amener l’élève à l’excellence, en précisant notamment les conditions d’accès et le(s) mode(s) d’interaction (type de stages, formation en alternance, …) attendu(s) avec les entreprises, en mettant un terme à la hiérarchisation implicite (entre technique ou professionnel, de plein exercice ou en alternance) et en accentuant la collaboration avec les secteurs industriels. Il faut pour cela accélérer le travail d’harmonisation des profils de formations avec les profils métiers, actuellement en cours au Service francophone des métiers et des qualifications (SFMQ), notamment en profitant des avancées de la Communauté flamande en la matière. Enfin, il faut pouvoir développer rapidement des expérimentations de formations, par exemple pour de nouveaux métiers, afin de répondre très rapidement à des besoins concrets, qui sont souvent autant d’opportunités d’emplois.

2. Déterminer les prérequis avant d’accéder aux filières métiers qualifiantes -  L’élève accèdera à une « filière métier », non plus par défaut, mais parce qu’il présente la maturité, les aptitudes et les connaissances de base (les prérequis) qui lui permettent de se diriger vers tel ou tel métier; un seuil de maîtrise doit pouvoir être vérifié au moment opportun. Un encadrement et un accompagnement transitoires doivent être proposés aux élèves qui ne sont pas (encore) en mesure d’y accéder.

3. Généraliser les interactions écoles-entreprise par une mobilisation volontaire de tous les acteurs - L’interaction de l’élève avec l’entreprise est indispensable à la formation qualifiante. Cela implique une mobilisation de chaque acteur: l’élève pour la recherche proactive de stage(s); l’entreprise pour le développement de l’offre de stages/place en alternance -au niveau des bassins de vie et en priorité dans les métiers en demande-, et l’accompagnement pertinent du stagiaire; les écoles pour la mise en place des prérequis indispensables à l’immersion de l’élève dans le milieu professionnel, l’encadrement dans la recherche et le suivi des stages; et l’autorité publique pour inciter les entreprises à accueillir des élèves et pour encourager l’utilisation des infrastructures existantes telles que les Centres de compétences (CDC), de Référence professionnelle (CDR) et les  Centres de Technologies Avancées (CTA).

4. S’engager à rechercher activement un contrat pour accéder à l’alternance - Trop souvent reléguée au rang de « solution de la dernière chance », l’enseignement en alternance est pourtant la formule la plus efficace dans des situations et métiers bien précis, et elle doit être positionnée comme telle. La Fondation encourage l’actuelle réforme en cours de l’alternance qui débouchera sur des avancées indispensables. Parmi celles-ci, un souhait particulier : l‘implication personnelle de l’élève dans la recherche proactive d’un contrat en entreprise, et cela dans un délai plus court. Ces dispositions doivent être modulées suivant la situation familiale, dans le secteur visé et géographique.

5. Créer les conditions d’une orientation positive - Il faut organiser la bonne information de l’élève sur les formations et sur les métiers, et cela dès l’enseignement primaire, en intégrant des éléments adaptés à chaque âge dans les programmes, par exemple les débouchés, perspectives d’évolution, opportunités entrepreneuriales, rémunérations, importance sociétale. Cela passe par une meilleure visibilité et une valorisation des expériences de terrain. Cela exige également une collaboration étroite entre l’école et le monde du travail, tant sur le plan de l’information des élèves que des professeurs des filières de transition et des conseillers à l’orientation. La formation continue des enseignants du qualifiant, liée au monde de l’entreprise (par exemple via des stages tels qu’« Entr’Apprendre »), est par ailleurs indispensable à la qualité de l’enseignement qualifiant.

Le document « Ecoles-entreprises : faire de l’enseignement qualifiant une voie d’excellence » est disponible sur le site :  http://www.fondation-enseignement.be.

Mouscron: une semaine consacrée à l’esprit d’entreprendre

L’Athénée Royal Thomas Edison de Mouscron (ARTEM), organise une semaine dédiée à l’esprit d’entreprendre. Cet événement se déroulera dans les locaux de l’école, du 21 au 25 septembre.

Cet événement est ouvert à tous les élèves hainuyers des enseignements primaire et secondaire. Les élèves seront invités à suivre un parcours jalonné d’ateliers thématiques, animés par les organisateurs ou par une association active dans la promotion de l’esprit d’entreprendre: Step2you, Les Jeunes Entreprises, 100000 entrepreneurs, Groupe One, Mouscron 21, Les Jeunes Entreprises, etc. Ces animations seront d’abord ciblées vers les écoles primaires (21-22/09), puis vers les écoles secondaires (24-25/09).

L’accent sera mis sur les trois piliers du développement durable (rentabilité, social et environnement), tous trois indispensables à la création d’une économie résiliente.

Cet événement est soutenu par l’Agence pour l’entreprise et l’innovation (AEI), chargée de soutenir le développement de la culture entrepreneuriale, dans le cadre du Plan Marshall 4.0 de la Région Wallonne.

Olivier Remels, Secrétaire général de la Fondation pour l’Enseignement : « Développer les postures entrepreneuriales (dynamique de mise en projet) est un bon moyen de rapprocher les élèves des réalités socio-économiques auxquelles ils seront confrontés un jour, dans leurs formations supérieures et/ou sur le marché du travail. En incitant les élèves à s’investir dans une tâche, on les motive. S’entreprendre donne simplement du sens aux apprentissages … »

Pour de plus amples informations: espritdentreprendre.ludok.be/evenement ou Facebook (Semaine sur l'esprit d'entreprendre 2015).

Matinée Ecole-Entreprise: vers une « nouvelle alliance »

Les participants ont bénéficié de la présentation complète du processus d’alliance Ecole-Entreprise. Le Service francophone des métiers et des qualifications (SFMQ) est un acteur clef de ce processus, car c’est lui qui est chargé de définir les profils de métiers et les profils de formations/certifications et de les mettre en concordance, en réunissant les compétences des entreprises et de l’enseignement.

LJE encourage la mini-entreprise

Mené par l‘asbl Les jeunes entreprises (LJE), le programme Mini-Entreprise offre la possibilité aux étudiants de 5ème, 6ème, 7ème secondaires (générale, technique, professionnelle) d’approcher le monde de l’entreprise en assurant la création et la gestion d’une entreprise de petite taille en quelques mois, pendant l’année scolaire.  Il a été à l’origine de la création de 250 mini-entreprises par près de 2.600 élèves bruxellois et wallons.

Dream Day 2015: à la recherche de ses propres talents

Le Dream Day, organisé par Step2you, une cellule de l'asbl ICHEC spécialisée dans le développement de l'esprit d'entreprendre chez les plus jeunes, permet à des groupes d’étudiants de rencontrer, partout en Belgique, un professionnel sur son lieu de travail ou dans leur école.  Cette année, ce sont près de 10 000 jeunes de 16 ans ou plus qui ont participé avec leurs enseignants aux 250 rencontres programmées dans le cadre de cette journée. L’objectif final est évidemment de leur permettre d’identifier leurs propres moteurs de motivation, talents et compétences.

Worldskills 2015: 22 jeunes Belges à São Paulo

Ils sont 22 jeunes professionnels de moins de 23 ans, certains fraîchement sortis de l’école, à avoir passé avec succès le cap des présélections et celui du Championnat belge des métiers, chacun dans sa catégorie: art floral, charpente, maçonnerie, soudage, etc. La Fondation pour l’Enseignement attire l’attention sur cette initiative qui entre parfaitement dans l’optique du décloisonnement école-entreprise. Elle a l’avantage de braquer les projecteurs sur des métiers techniques pour lesquels les débouchés existent à partir du moment où l’excellence est au rendez-vous.